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Mercredi 19 juillet 2006 3 19 /07 /Juil /2006 22:25

Après notre retour du désert, nous avons passé une autre journée à Marrakech, question de nous faire harceler un peu plus, vu que j’aime tellement ça.  Heureusement, nous avons découvert en marchant vers la station de train qu’en dehors de la vieille ville, le harcèlement est presque inexistant.   En plus, nous avons découvert un Pizza Hut!  Quel délice après ce régime de couscous et tajines..

Nous avons aussi eu la chance de visiter un autre palais, qui nous rappelait pas mal le palais du sultan de l’Alhambra mais en un peu moins beau.

Le matin suivant, nous sommes partis pour Essaouira, une petite ville sur la côte Atlantique.  Ce jour-là, j’ai enfin compris comment NE PAS me faire fourrer par les chauffeurs de taxi!  ENFIN!   C’est pourtant si simple.  La règle la plus importante est la suivante : ne jamais essayer de négocier avec ceux qui t’attendent en dehors de leur taxi et qui te sautent dessus pour que tu embarques avec eux.  Il faut en trouver un qui attend patiemment dans son taxi, embarquer dedans, dire sa destination et en théorie, il devrait actionner son compteur et ainsi te charger la moitié ou moins de ce que tu aurais payé avec les chauffeurs-harceleurs.  Cette technique a toujours fonctionné pour nous.

Essaouira, qui avait une description exceptionnelle dans le Lonely Planet, s’est avéré une jolie petite ville côtière, sans plus.  Nous avons pu continuer à observer la culture marocaine en se promenant dans ses rues.  Un peu moins stressant qu’à Marrakech, mais j’ai quand même eu une vieille madame qui m’a agrippé le bras(probablement tellement impressionnée par mon bicep qu’il fallait absolument qu’elle le touche) ainsi qu’un marocain-mendiant-saoul qui ne me lâchait pas mais que j’ai réussi à déjouer avec des feintes à la Wayne Gretzky. 

Nous avons décidé de faire l’achat d’une petite tajine (le pot, pas le repas).  Je déteste acheter des trucs dans un pays comme ça.  Ils n’ont absolument jamais entendu parler du concept si simple de "satisfaction du client" qui fait qu’un client a des chances de revenir à leur magasin, ou d’en parler en bien à d’autres gens.  Ils préfèrent plutôt le concept de "fourrer le client le plus possible sans aucun remord".  Les prix fixes, ça n’existe pas.  Ils peuvent vendre une tajine à quelqu’un pour 5$, comme ils peuvent la vendre à quelqu’un d’autre pour 20$, dépendamment de la naïveté du client.   Alors pour bien s’en sortir, il ne faut pas hésiter à être ferme.  Mais c’est quand même difficile, surtout quand tu n’as aucune idée de combien vaut la chose que tu veux acheter.  Eux vont commencer par t’offrir un prix ridiculement haut, comme ça un touriste non expérimenté va négocier ça à moitié prix et avoir l’impression d’avoir fait une bonne affaire, mais va découvrir un peu plus tard qu’il aurait pu payer 4 fois moins cher.  C’est comme ça que ça fonctionne là-bas.  

J’ai réussi à avoir la tajine pour 45 dirhams, c’est à dire un peu moins de 6$ canadien.  Je crois que c’est pas si mal comme prix.  J’ai commencé par lui offrir 45, et je suis resté à 45 tout au long, ne craquant pas sous la pression, yeah!   Quelle confrontation à la fin quand il avait baissé son prix à 47 et que je continuais à lui offrir 45!    C’était rendu ridicule à ce point là, je savais que j’avais réussi à avoir mon prix.   Mais sérieusement, tout ça s’est fait très cordialement, en blaguant un peu, j’ai aimé le fait que les négociations peuvent se faire tout en restant amical.

Nous avons mangé dans un bon petit resto italien (je vous l’ai dit, à ce point là, pu capable les couscous et tajines!), qui me faisait penser à un resto italien qu’on aurait pu retrouver à Ottawa.  Le serveur était un peu trop enthousiaste : "Le CANADA!! Je rêve d’y aller!!!!  Ça doit être TELLEMENT beau!!!  Vous êtes tellement gentils les canadiens!!    Aaaaaaaaahh"  Je pensais qu’il était pour pleurer de joie.  Je lui ai alors demandé si je pouvais changer de table pour avoir un autre serveur. (mais non..)

Le lendemain, un peu avant de partir, nous avons rencontré dans un café Internet un marocain ayant déjà enseigné pendant quelques années à Nicolas-Gatineau, ainsi qu’à l’université d’Ottawa!   Mais il a décidé de revenir vivre au Maroc pour y faire du fromage.  Ça faisait bizarre de parler à un marocain qui connaissait des grandes agglomérations québécoises telles que Thurso et Plaisance.

 À bientôt..

 Phil à ….Gatineau

Par Phil - Publié dans : Maroc
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