Catégories

Vendredi 13 octobre 2006

Ça fait maintenant près de 3 mois que je suis revenu, près de 3 mois que j’ai repris ma vie normale consistant à travailler, jouer au volley, manger du beurre d’arachide et répondre à "Pis le voyage?" ainsi que "Quel pays t’as le plus aimé?".    Pas que j’aime pas vous répondre, mais ces 2 questions m’ont été posées par la majorité de la population de la région de la capitale nationale ainsi que leurs mères.  Un peu comme ma sœur Marie-Josée et mon beau-frère Reno avec "TROIS!!!  Comment vous faites?!?"   Donc, pour ceux que ne me les ont pas posées, je vous devancerai en publiant ici même mes réponses.   Alors ma réponse à la première question est "super!".  Et à la 2ème, je réponds "l’Italie, l’Autriche, le Maroc et la Suisse".   Mais si vous avez d’autres questions, gênez-vous pas là, j’adore parler de mon voyage! 

Pendant ce périple, surtout dans les trains où j’avais beaucoup de temps pour penser, je m’imaginais déjà vous écrire un texte épique sur mon voyage, que ça avait fait de moi une meilleure personne, que ça m’avait donné une nouvelle perspective de la vie, que j’étais maintenant un homme changé, que j’avais réalisé un de mes rêves et que j’étais donc maintenant un homme comblé, etc..etc..  Mais maintenant, 3 mois après être revenu, je peux vous affirmer avec certitude que je suis la même personne qu’avant, que ma seule nouvelle perspective est que je rêve maintenant de l’Asie au lieu de l’Europe et que quand on aime vraiment voyager, on ne peut être comblé avec 1 seul voyage.  On en veut toujours plus.

Comme vous avez pu le constater, à moins que j’aie quelque chose de vraiment intéressant à dire, je ne pense pas vraiment que je vais écrire sur ce blog en dehors de mes voyages.  Je me vois mal vous raconter mon dernier tournoi de volley-ball ou bien la soirée lors de laquelle j’ai regardé Lance et compte : la revanche.  Je me vois mal partager mon opinion sur le dernier roman que j’ai lu, sur la question existentielle "Aebisher ou Huet? ", ou sur des sujets encore plus passionnants comme par exemple la vitesse fulgurante de vol d’un oiseau-mouche, ou le nombre incroyable de personnes seules dans leurs voitures qui utilisent les voies réservées et qui te coupent après (salopards!!!), ou encore l'habitude dégueulasse de beaucoup de fumeurs qui jettent leurs cigarettes n'importe où comme si les rues et les trottoirs était leur immense poubelle publique personnelle.   

Tout ça pour dire que je recommencerai à écrire quand viendra le temps de mon prochain voyage, d’ici quelques mois je l’espère parce qu'en attendant, je n'ai rien d'intéressant à raconter.

À bientôt...

Phil

Par Phil - Publié dans : Canada
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mardi 29 août 2006

Le mercredi 12 juillet, nous avons finalement bouclé la boucle.   Après être partis de Paris le jeudi 20 avril, après avoir fait du vélo à Amsterdam, sonné une alarme à Berlin, but de l’absinthe avec 2 Éric à Prague, réalisé la cruauté des Nazis à Auschwitz, vu un concert de musique classique à Vienne, pris un bain en mauvaise compagnie à Budapest, fait la rencontre mémorable de 2 joyeux lurons autrichiens à Hallstatt, ...Eille c’est l’fun ça je pourrais continuer longtemps!!   Enfin, tout ce que je voulais dire, c’est qu’après la visite (d’une vingtaine? trentaine? quarantaine?) de nombreuses villes à travers (11? 12? 13?) plusieurs pays , nous sommes finalement revenus sains et saufs à Paris, à temps pour notre vol d’avion, et même avec quelques jours d’avance question d’avoir un peu de temps pour magasiner(yé…), manger de la bonne bouffe française et se promener à nouveau dans cette belle ville qu’est Paris.

Après avoir déposé nos sacs chez Kim et Marc, qui ont été assez gentils pour nous accueillir à nouveau, nous nous sommes dirigés tout droit vers la tour Eiffel.  Pour éviter tout malentendu, je portais mes sandales cette fois-ci.  Comme nous n’étions pas montés la dernière fois, nous avions décidé que c’était la première chose à faire lors de notre retour à Paris.   Nous ne sommes pas montés jusqu’en haut, mais plutôt jusqu’au 2ème étage, par les escaliers.  Nous étions encore loin du sommet, mais la vue était tout de même incroyable.  À noter que dû au petit "Quicksilver" blanc d’écrit sur mon épaule gauche, des français croyaient qu’un oiseau m’avait chi* dessus!   C’est de valeur que je n’ai pas compris ça quelques secondes plus tôt car j’aurais pu faire semblant de le licher..

Après s’être promenés un peu le long de la Seine, nous nous sommes dirigés vers un restaurant nommé "Nos Ancêtres les Gaulois", que mon guide décrivait comme étant un resto où nous pourrions manger comme le roi de Gaule!  Wow, ça semblait prometteur.  Ah puis avant de rentrer dans mes détails, je voudrais mentionner que ce repas était une gracieuseté de Ginette la mère de Véro qui nous avait donné de l’argent pour qu’on se paye la traite. 

Alors pas longtemps après qu’on se soit installés dans ce décor médiéval, le serveur nous a apporté le plus gros panier de légumes que j’ai jamais vu!   Même en me levant debout, j’avais presque de la misère à voir Véro!   Le but était qu’on se fasse une petite salade avec les légumes de notre choix.   Ils nous ont aussi apporté une vieille carafe en nous disant qu’on pouvait aller se chercher du vin à volonté dans un tonneau près de l’entrée.  Un tonneau, cool!     De plus, nous avions accès à un petit buffet d’entrées à volonté consistant en des salades de toutes sortes ainsi que des saucissons.  Juste après les entrées, nous commencions pas mal pleins et c’était loin d’être terminé mes amis!

Pour le repas principal, nous avions le choix de plusieurs grillades.  J’ai mangé une bonne vieille brochette de canard tandis que Véro a opté pour les côtelettes d’agneau, tout ça accompagné de riz et de fèves.  Après le repas principal, comme ils avaient peur qu’on ait pas assez mangé, ils nous ont amené un immense plateau avec 5-6 fromages différents ainsi qu’un panier de fruits avec des pêches incroyablement bonnes.  Finalement, Véro a terminé le repas avec une mousse au chocolat  et moi avec une crème caramel.   Toute une expérience que de manger dans ce restaurant, ce fut mémorable.  Comme nous retournions chez Kim après, nous avons essayé de ne pas trop abuser du vin en tonneau à volonté.  Difficile, très difficile.

Le jour d’ensuite a été une journée de magasinage, question de trouver quelques cadeaux pour nos familles.  Dans nos guides, ça parlait des Galeries Lafayette alors nous y sommes allés dans l’espoir de dénicher quelques cadeaux, mais on ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi beau!   Ce centre d’achat vaut vraiment la peine d’être visité pour son architecture en rond avec des arches et des grosses colonnes ainsi qu’un superbe dôme, wow!

Après le magasinage, nous sommes retournés marcher au Louvre(à l’extérieur) car franchement, j’adore ce magnifique endroit. 

Puis nous avons rejoints Kim et Marc et leur avons payé à souper dans un bon petit resto français pour les remercier de leur hospitalité.

La journée d’ensuite était celle de la Prise de la Bastille, fête nationale française.  Nous avons assisté à la parade militaire….d’à partir du salon chez Kim, ça jouait à la tv…

Nous avions décidé de nous louer une chambre d’hôtel pour notre dernière nuit afin d’être plus près de l’aéroport le lendemain alors nous avons déménagés nos sacs au cours de la journée.  Pour souper, ils nous restaient encore de l’argent de la mère de Véro, alors on s’est payé un autre bon repas dans restaurant français nommé Le Pied de Cochon, appartenant au même propriétaire que celui à Hull(pas du tout..).  Même si Véro a dû retourner son magret de canard parce qu’il n’était pas assez cuit, ça a été un autre excellent repas dans un décor relativement chic.  Nous avons eu droit à toute une surprise à la fin du repas mais vous savez quoi, je vais laisser Véro vous le raconter, alors soyez patients et aller voir sur http://vfortin.blogspot.com prochainement pour la suite de ce repas.

Dû à cet événement inattendu à la fin du repas, nous étions pas mal serrés dans le temps pour se rendre à la tour Eiffel voir les feux d’artifices.  Et jamais nous n’aurions pensé qu’il y aurait autant de monde!   Les métros étaient pleins à craquer, mais nous avons quand même réussit à en prendre un assez rapidement.  Par contre, c’est de sortir de là qui a été le problème.   Les tunnels étaient complètement bloqués!   On pouvait entendre les feux qui avaient débuté à l’extérieur, mais on était pris sous la terre!   Noooonnnn!!!!!      Après 10-15 minutes, nous sommes enfin sortis mais l’endroit où on pensait aller pour regarder les feux était complètement bondé!   Nooooonnn!!!  À partir de là, ce fut la course folle pour trouver un "spot" d’où on pourrait voir les feux, et laissez-moi vous dire qu’on a couru longtemps!    Finalement, on a trouvé un endroit où on pouvait voir un bout de la tour Eiffel ainsi qu’environ 75% des feux entre les arbres.  Alors on s’est installé là et on a regardé….le 5 minutes qu’il restait.   Ok ce n’était pas l’endroit idéal, mais de pouvoir voir ces feux d’artifices directement à côté de la tour Eiffel était vraiment vraiment spécial.  

Puis, après un dernier regard nostalgique vers la tour Eiffel, nous sommes repartis main dans la main à travers la foule de gens saouls qui crient et font exploser des pétards, marchant pendant une bonne heure parce que les métros étaient complètement inaccessibles, profitant pleinement(?!?) de notre dernière soirée en Europe.

Phil

Par Phil - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 15 août 2006

Notre avant-dernier arrêt en Europe était Bordeaux, cette ville de France si réputée pour son vin, qui vient en fait des villages la région autour de Bordeaux.  C’était d’ailleurs la raison principale de notre visite.  Ayant eu notre leçon en Toscane, nous nous sommes payés un tour guidé de 2 "châteaux",  au lieu d’essayer de le faire par nous même.  J’ai mis châteaux entre guillemets car dans cette région, un château est en fait un endroit où on cultive des raisins et où l’on a les installations nécessaires pour fabriquer son propre vin.  Le terme "châteaux" n’a rien a voir avec l’architecture, ça pourrait très bien être un bâtiment ayant l’air de Papier Scott à Hull.

Ce tour nous a donné l’occasion de voir un peu la campagne française.  Selon mon humble opinion personnelle, les paysages ressemblaient étrangement à des paysages de la Petite-Nation, mais avec des vignes.  La visite du premier château était intéressante et instructive, celle du 2ème plate et ennuyante.  Je me serais attendu à déguster pas mal plus de vin pour le prix que j’ai payé.  2 très petits verres au 1er château, et un seul très petit verre au 2ème.   Quoi, c’est tout!!   Je m’attendais au moins au triple de ça!!  Ce tour guidé avait du potentiel, mais m’a définitivement laissé sur ma soif.   Heureusement, on a pu se reprendre plus tard en achetant une bonne bouteille de vin de la région pour presque rien pour accompagner notre festin habituel de baguettes de pain/pâtés/fromages.

Le lendemain, il y avait un départ d’étape du Tour de France à Bordeaux.  Nous avons donc profité de ce heureux hasard pour aller encourager les cyclistes.  Le temps que Véro fasse un mini-film de moi, ils étaient déjà tous passés!  Même pas eux le temps de poser Véro avec eux!   Mais quand même, ce fut tout un 15 secondes!  Ils passaient vraiment près de moi, j'aurais facilement pu en débarquer un de son vélo en lui assénant un coup de la corde à linge et ainsi passer aux nouvelles internationales à TVA, TQS et Radio-Canada vous faisant tous vous exclamer: "EILLE, JE LE CONNAIS LUI, C'EST PHIL! C'EST PHIL!!!!!".   Malheureusement(heureusement?), le temps que je réfléchisse à tout ça, les coureurs étaient tous passés...

Bordeaux fut donc la dernière ville que nous avons découvert, comme notre dernier arrêt était dans la ville où nous avions amorcé notre voyage.  J’étais donc déjà un peu nostalgique à ce moment là.  Pensez-y, ça faisait près de 3 mois que des nouvelles villes m’émerveillaient aux 2-3 jours, que je me promenais à travers des endroits 1000 fois plus beaux que la ville où j’habite,  que je découvrais des nouveaux gens, des nouvelles cultures, de la nouvelle bouffe,  bref, 3 mois de rêve, littéralement, (oui oui, même malgré les petits mauvais côtés donc je vous ai déjà fait part…).   Puis là, je réalisais tranquillement que tout ça tirait presque à sa fin.  Tout ça me donnait un sentiment  assez confus, parce que oui ce rêve se terminait bientôt, mais ça voulait aussi dire que j’allais revoir tout ce qui me tient à cœur et que j’ai mis de côté pendant 3 mois comme ma famille, mes bons amis, le volley-ball, mon sofa et ma télévision, mon barbecue, mon pot de beurre d’arachide, mon rasoir électrique...

Mais entre-temps, il nous restait aussi quelques jours à Paris, et nous en avons bien profité, comme le témoignera mon prochain article qui aura probablement plus de contenu que celui-ci que je trouve moi-même un peu ennuyant!

À la prochaine.

Phil

Par Phil - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Jeudi 3 août 2006

C’est avec tristesse que nous avons quitté notre hôtel de rêve de Séville le matin du 7 juillet.  Il était temps de quitter l’Espagne et de s’en aller en France pour une troisième et dernière fois.  Encore une fois, le trajet de train a été pas mal long.  J’ai eu droit à un peu de divertissement quand le couple assis dans le banc d’à côté ont décidé d’embarquer l’un sur l’autre et de m’offrir un concert de sons de langues , pour ensuite aller terminer ça dans la spacieuse et confortable toilette du train.  Une manière comme une autre de passer le temps en train hein?!?   Moi et Véro, on était plus du style "mots fléchés".

Dû aux difficultés rencontrées lors de notre recherche d’hébergement, nous avons décidé d’aller nous installer à Bayonne, petite ville française près de la frontière de l’Espagne.  Le but était de pouvoir aller profiter des plages de Biarritz(France) et de San Sebastian(Espagne).  Finalement, nous avons été charmés par Biarritz et avons donc délaissé San Sebastian pour s’économiser 2 heures de train.

Après s’être installés dans notre hôtel 5 étoiles (ok ok, nous étions retombés dans le 1 ou 2 étoiles, terminée notre incursion dans la classe supérieure), nous sommes partis à la recherche d’un restaurant, finissant par trouver une place où nous avons pu expérimenter quelque chose que nous n’avions pas fait en Suisse,  c’est-à-dire de la raclette avec une immense meule de fromage,  une plaque chauffante pour la faire fondre et un instrument de bois pour gratter le fromage.   Aaaarrgghhhhh, c’était succulent.

Le jour d’ensuite, nous nous sommes rendus à Biarritz (10 minutes de train de Bayonne), petit village sur le bord de l’Atlantique avec des dizaines de plages, toutes plus belles les unes que les unes.  Wow, quel endroit agréable.  Nous avons marché le long de la côte, nous nous sommes écrasés sur la plage, nous nous sommes baignés dans les grosses vagues, belle petite journée relaxe. 

 

 

Biarritz étant réputée mondialement pour le surf, nous nous sommes informés du prix pour un cours mais finalement, nous avons décidé que ça ne valait pas la peine.  À la place, le lendemain, je me suis loué une "bodyboard".  C’est comme du surf, mais couché sur une planche, ce qui veut dire que c’est pas mal plus facile. 

Alors je suis parti affronter les vagues à l’aide de ma petite planche et de mes palmes.  J’avais vu des gens en faire et ils semblaient partir pas mal loin de la côte alors j’ai nagé pas mal loin moi aussi.  Quand j’ai commencé à apercevoir la côte est des Etats-Unis, je me suis dit que j’étais peut-être rendu un peu trop loin.   Alors au début j’essayais, j’attendais la vague, je montais un peu avec, mais je redescendais tout de suite, ça ne marchait pas vraiment.  Je suis donc allé m’installer à côté d’un jeune qui semblait savoir ce qu’il faisait.   Je me suis dit que je le suivrais.  Et ça a fonctionné!   J’ai vu une immense vague arriver vers nous et alors, il a commencé à nager en malade vers la plage.  Moi aussi d’abord!   La vague nous a ensuite rejoint et comme par magie, j’ai vraiment "pogné" dedans et je filais alors à tout allure avec la vague, moi et la vague n’étions qu’un, j’étais la vague, tassez-vous, waaaahhhhh!    Toute une sensation!    Un peu difficile à contrôler au début, j’ai littéralement passé à 2mm d’assommer un jeune garçon(oups).

Alors j’ai recommencé et recommencé pendant 1 heure.  N’ayant pas compris qu’il fallait tout le temps garder la bouche fermée, j’ai dû avaler un bon 15 litres d’eau en tout.   Après une heure, j’étais juste trop épuisé pour continuer, les vagues étaient de plus en plus grosses et je n’était même plus capable d’aller assez loin.  J’avançais de 2 mètres pour ensuite me faire totalement engloutir par une vague qui me ramenait 5 mètres en arrière.   Si vous faites le calcul, ça veut dire -3m à chaque fois, ce qui n’est pas fort fort comme progression.

J’ai tellement aimé ça!  Je veux en faire d’autre!   Mais à part la piscine à vagues de Gloucester, je ne connais pas beaucoup d’endroits avec des vagues dans le coin de Gatineau.

Ceci fut notre dernière journée à la plage du voyage.  Malheureusement, c’était plutôt nuageux alors nous sommes partis tôt.  Grosse déception pour moi, car c’était ma dernière chance d’être entouré de femmes aux seins nus et que ce soit considéré comme "normal".   Des fois je suis nostalgique et je songe à organiser des soirées "plage européenne" chez moi, avis aux intéressées. (à noter que le "e" n’est PAS entre parenthèses alors les intéressés pas de "e", foutez-moi la paix).

Ce soir là, c’était la finale de la coupe du monde, que nous avons pu vivre avec les français.  Durant les 2-3 heures précédent le match, une symphonie de pétards et klaxons se faisait entendre dans les rues.  Nous avons été nous installer dans un pub près de notre hôtel environ 1 heure avant le début de la partie, nos visages peinturés aux couleurs de l’Italie (mais non!).  Nous avons mangé une quiche, elle était excellente.

Le lendemain, nous avons quitté avec regret ce beau petit coin de la Fra….Ah ok, vous pensiez que j’étais pour vous parler un peu du match hein?   Correct.

Alors 30 minutes avant le début de la partie, un groupe de 4 français armés d’instruments de musique jusqu’au dents sont entrés dans le pub, question de créer un peu d’ambiance.   Quand le match a débuté, c’était la folie.  Pas seulement au début, mais tout au long du match en fait.  À chaque fois que les français attaquaient, les tam-tams et cymbales retentissaient, on entendait constamment des "Allez les Bleus" ainsi que la chanson "Zidane y va marquer..".  À chaque faute appelée contre l’Italie, on applaudissait.  À chaque faute appelée contre la France, on criait à l’injustice.  Après que le penalty soit accordé à Zidane(avant qu’il ne le fasse), on fêtait déjà comme s’il y avait un but, parce Zidane, il ne manque jamais hein?   Quand il l’a mis dedans pour le vrai, j’ai réussi in extremis à ne pas faire renverser ma bière par l’explosion de joie autour de moi. 

Pendant le temps supplémentaire, par 2 fois, les français ont passé à un cheveu de marquer, provoquant dans le pub une réaction de "tout le monde se tire les cheveux à 2 mains en ouvrant la bouche le plus grand possible".    Quand à l’incident Zidane, ça a pris du temps avant que la caméra le montre, mais la première réaction des français quand il l’ont finalement vu a été d’applaudir!  Par contre, quand ils ont réalisé que ça impliquait un carton rouge, personne n’en revenait.  Ils ont continué à y croire par contre, je dois leur donner ça, poursuivant les cris et les chants jusqu’à la fin, jusqu’au dernier penalty des italiens qui mis fin au rêve français, ainsi qu’à l’ambiance frénétique de notre pub. 

Enfin, ça n’a tout de même pas empêché les "musiciens" du pub de nous jouer du tam-tam jusqu’à 3 heures du matin.  Je vous rappelle que le pub était très près de notre hôtel...   Ça n’a pas empêché le barman de sortir dehors et de s’amuser avec des pétards pendant 1 heure.  Ça n’a pas empêché les klaxons de retentir pendant 1 ou 2 heures après le match.   Pouvez-vous imaginer la réaction s’ils avaient gagné?!?  Et j’étais seulement dans une petite ville de 40000 habitants…

En tout cas, vivre en France une finale de la Coupe du Monde à laquelle la France participe est toute une expérience, tsé, si jamais ça vous adonne vous aussi un jour..

Phil

Par Phil - Publié dans : France
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires - Recommander
Mardi 25 juillet 2006

La route d’Essaouira jusqu’à Séville s’est avérée assez minime.  2h30 d’autobus, 2h30 d’attente, 11 heures de train de nuit, taxi jusqu’au port, 1h30 d’attente, 1h30 de traversier, 2 heures d’attente, 4 heures de train, 1h30 d’attente, 1h30 de train et tadam, nous voilà à Séville comme par magie. 

La partie la plus intéressante fut l’arrivée à la gare de Tanger.  Nous marchions vers la sortie quand nous avons aperçu le troupeau de chauffeurs de taxis prêts à attaquer juste derrière les portes vitrées.  "Suis-moi", dis-je à Véro en me dirigeant vers une porte sur le côté.  BANG!!  La porte était barrée, merde!   "Bon d’accord, on passe à travers et on se dirige le plus vite possible vers un taxi dont le chauffeur n’est pas sorti."   Comme je l’ai déjà expliqué, c’est la meilleure manière de ne pas se faire avoir.  

Alors après une grande respiration, nous sommes sortis.  Je me sentais comme un Emmitt Smith à son apogée passant à travers la défensive des 49ers.  Feinte à gauche, course vers la droite, une autre feinte…Pendant ce temps, des bras tentent de m’agripper, les voix des harceleurs se font entendre tout autour de moi dans un immense mélange d’agression verbale collective :  "Un taxi? UN TAXI? "   "HEY!!"  "SPEAK ENGLISH?  TAXI?"   "OU ALLEZ-VOUS?  AU PORT??  TAXI?   "30 dirhams 30 dirhams, PAS CHER!"  "HEY TOI!!  HEY!!!! HEEEYYY!!!!" HEEEEEYYYYY!!!!!!.    Mais je réussi à passer et à sauter dans un taxi.  "Au port svp! "   Ah non, où est Véro!   Tant pis!  "Au port SVP! ".    Mais non voyons, Véro m’avait bien suivi, quelle brave femme.  La technique a une fois de plus fonctionné, je paye 2.5 fois moins cher que lors de mon arrivée à Tanger une dizaine de jours auparavant. 

Alors après ce trajet interminable de près de 28 heures, nous étions finalement à Seville, un tantinet écoeurés, épuisés, et ayant juste hâte de nous retrouver dans notre chambre d’hôtel.  Et pas n’importe quel hôtel mes amis.  Ça fait longtemps que nous ne couchons plus dans des petites auberges, oh non, nous demandons maintenant rien de moins que le luxe, et c’est pourquoi j’avais réservé dans un hôtel 4 étoiles.  4 ÉTOILES!!   Sérieusement, j’avais réussi à nous réserver une chambre pas très chère (quand même un peu plus que notre moyenne mais quand même..) dans un 4 étoiles.  A ce moment là, on y croyait pas vraiment encore étant donné le prix alors nous avions hâte de voir de quelle manière nous nous étions fait dupés. 

Quand nous avons aperçu l’hôtel au loin, l’excitation a commencé à monter.  C’était une belle tour d’une vingtaine d’étages, genre de look "Hilton", genre d’hôtel où nous n’aurions jamais même osé rentrer sans réservation, genre d’hôtel où on s’imagine que la chambre la moins chère est à 200 euros, genre d'hôtel où Philippe Fournier ne couche jamais.   Quand nous avons pénétré dans le hall d’entrée par la porte tournante automatique géante, nous avions peine à y croire!  Face à nous, un grand salon avec plein de petits fauteuils chic, à notre droite, un petit bar fancy, au-dessus de nous, les chambres étaient disposés tout autour de l’édifice de manière à former une grande ouverture carrée de 20 étages.   Superbe!   Nous nous sentions presque mal à l’aise de rentrer là avec nos vieux vêtements sales et nos sacs à dos.  "Ils vont nous dire que c’est une erreur, que la chambre coûte en fait 200 euros, c’est certain!!".    Alors nous nous sommes dirigés vers la réception, toujours avec l’air ébahi devant ce qui pourrait effectivement être notre hôtel pour les 3 prochaines nuits.  "Philippe Fournier, euuuuuuh I have a reservation, maybe, I think…”, lui dis-je avec grande assurance.   "Aaaaahh yes, Philippe Fournier…".   Ah non, ça y est, le rêve est terminé, va falloir se trouver un autre hôtel.  Après sa réaction, nous étions presque certain qu’il y avait quelque chose qui clochait.  Comment ça "aaahh yes, Philippe Fournier"?!?   Après quelques secondes, elle revient avec une clé magnétique pour notre chambre au 7ème, nous indique où se trouve la piscine(!), le sauna(!), le spa(!), le centre de conditionnement physique(!),  et nous donne un coupon pour un cocktail de bienvenue gratuit au bar de l’hôtel(!!!!).   J’aperçois le prix sur l’écran d’ordi.  Tout est correct!!!   Oh yeaaaahhhh!!!!

Ensuite, nous sautons dans l’ascenseur, impatients de voir notre chambre.  Et quelle chambre mes amis, ouf!   2 lits doubles collés un contre l’autre, grosse tv, mini-bar, coffre-fort, climatiseur central, rideaux triple épaisseur, look pas mal chic…De plus, une salle de bain impeccable avec un gros bain (pas de jets par contre…cheap!) et plein de petits "cadeaux" : rasoir, peigne, shampoing, certificats-cadeaux de chez HMV, etc…Le souvenir lointain du dortoir de 20 lits d’Amsterdam où un gars avait passé à travers son lit ou celui plein de mouches de Venise ou celui ultra sale et inconfortable de Barcelone me frôle soudain l’esprit!   Mais tout ça est de l’histoire ancienne, je voyage maintenant comme une star. 

Ce fut les 3 meilleures nuit de sommeil de mon voyage, voire même de mon existence.  Noirceur totale, confort total, insonorisation totale, j’sais-pas-quoi-dire-d’autre total.   Le premier matin, nous nous sommes réveillés vers 11h00 et on se croyait encore en plein milieu de la nuit tellement il faisait noir.   J’aurais pu dormir pendant 3 jours sans arrêt mais bon, Séville a quand même quelques attraits à visiter, ne l’oublions pas.

Malgré toutes les villes européennes vues auparavant qui m’ont rendu un peu plus difficile à impressionner,  j’ai trouvé Séville extrêmement belle, extrêmement agréable.   Des beaux quartiers, des beaux attraits comme la cathédrale ou le palais arabe.  Franchement, malgré la combinaison fatigue accumulée-chaleur suffocante, j’ai énormément apprécié la découverte de cette ville espagnole.  Mention spéciale aux jardins du palais : époustouflant, m’man, tu aurais adoré j’en suis certain.

Voici 2-3 photos qui vous donneront une idée générale de cette ville, vu que j’ai pas l’air parti pour la décrire ben ben :

Nous avons aussi eu la chance de voir un spectacle de flamenco.  Il semblerait qu’il y a plusieurs styles de flamenco.  Celui auquel nous avons eu droit fut un peu plus traditionnel (je crois?) avec un chanteur, un guitariste et une seule danseuse.  Ça se déroulait dans une petite salle intime, dans la cour intérieure d’un immeuble.  Ça a commencé avec le guitariste et le chanteur, puis  la danseuse a fait son entrée un peu plus tard.  Jouant moi-même un peu de guitare, j’ai pu apprécier le talent indéniable du musicien, constantant que je ne serai probablement jamais capable de jouer du flamenco.  Encore plus impressionnant que son talent était la longueur de ses ongles, my god!  Étant dans la première rangée, je pense qu’il aurait pu me gratter le nez sans même se lever de sa chaise, et j’étais pas si proche que ça là!  Je ne lui ai pas demandé par contre, je savais pas comment dire ça en espagnol.

Ça été un show un peu bizarre pour un non-initié comme moi, mais très intéressant à regarder.  Je me sentais en Espagne plus que jamais.  La danseuse fait des déhanchements et toutes sortes de mouvements étranges en tapant des pieds sur le plancher comme si elle essayait de passer à travers, en se fessant dessus comme une auto-sadomasochiste(?!?), tout cela en suivant les montées et descentes d’intensité du rythme de la musique.  Pendant ce temps, le chanteur chante à tue-tête ou bien tape des mains super fort en suivant les rythmes flamencos bizarres pour accompagner la danseuse.  La combinaison de tout ça mêlé aux expressions faciales de la danseuse crée un tout assez...surprenant disons.  Tout un spectacle,  j’aurais bien aimé avoir la chance d’en voir d’autres.

Merci pour les belles surprises Séville, tu as réussis à m'ébahir pas mal plus que je ne l'aurais cru!  (Quoi, je parle à une ville?!? Est-ce que le retour au travail m'a rendu fou?!?)

À bientôt.

Phil

Par Phil - Publié dans : Espagne
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus