C’est avec tristesse que nous avons quitté notre hôtel de rêve de Séville le matin du 7 juillet. Il était temps de quitter l’Espagne et de s’en aller en France pour une troisième et dernière fois. Encore une fois, le trajet de train a été pas mal long. J’ai eu droit à un peu de divertissement quand le couple assis dans le banc d’à côté ont décidé d’embarquer l’un sur l’autre et de m’offrir un concert de sons de langues , pour ensuite aller terminer ça dans la spacieuse et confortable toilette du train. Une manière comme une autre de passer le temps en train hein?!? Moi et Véro, on était plus du style "mots fléchés".
Dû aux difficultés rencontrées lors de notre recherche d’hébergement, nous avons décidé d’aller nous installer à Bayonne, petite ville française près de la frontière de l’Espagne. Le but était de pouvoir aller profiter des plages de Biarritz(France) et de San Sebastian(Espagne). Finalement, nous avons été charmés par Biarritz et avons donc délaissé San Sebastian pour s’économiser 2 heures de train.
Après s’être installés dans notre hôtel 5 étoiles (ok ok, nous étions retombés dans le 1 ou 2 étoiles, terminée notre incursion dans la classe supérieure), nous sommes partis à la recherche d’un restaurant, finissant par trouver une place où nous avons pu expérimenter quelque chose que nous n’avions pas fait en Suisse, c’est-à-dire de la raclette avec une immense meule de fromage, une plaque chauffante pour la faire fondre et un instrument de bois pour gratter le fromage. Aaaarrgghhhhh, c’était succulent.
Le jour d’ensuite, nous nous sommes rendus à Biarritz (10 minutes de train de Bayonne), petit village sur le bord de l’Atlantique avec des dizaines de plages, toutes plus belles les unes que les unes. Wow, quel endroit agréable. Nous avons marché le long de la côte, nous nous sommes écrasés sur la plage, nous nous sommes baignés dans les grosses vagues, belle petite journée relaxe.
Biarritz étant réputée mondialement pour le surf, nous nous sommes informés du prix pour un cours mais finalement, nous avons décidé que ça ne valait pas la peine. À la place, le lendemain, je me suis loué une "bodyboard". C’est comme du surf, mais couché sur une planche, ce qui veut dire que c’est pas mal plus facile.
Alors je suis parti affronter les vagues à l’aide de ma petite planche et de mes palmes. J’avais vu des gens en faire et ils semblaient partir pas mal loin de la côte alors j’ai nagé pas mal loin moi aussi. Quand j’ai commencé à apercevoir la côte est des Etats-Unis, je me suis dit que j’étais peut-être rendu un peu trop loin. Alors au début j’essayais, j’attendais la vague, je montais un peu avec, mais je redescendais tout de suite, ça ne marchait pas vraiment. Je suis donc allé m’installer à côté d’un jeune qui semblait savoir ce qu’il faisait. Je me suis dit que je le suivrais. Et ça a fonctionné! J’ai vu une immense vague arriver vers nous et alors, il a commencé à nager en malade vers la plage. Moi aussi d’abord! La vague nous a ensuite rejoint et comme par magie, j’ai vraiment "pogné" dedans et je filais alors à tout allure avec la vague, moi et la vague n’étions qu’un, j’étais la vague, tassez-vous, waaaahhhhh! Toute une sensation! Un peu difficile à contrôler au début, j’ai littéralement passé à 2mm d’assommer un jeune garçon(oups).
Alors j’ai recommencé et recommencé pendant 1 heure. N’ayant pas compris qu’il fallait tout le temps garder la bouche fermée, j’ai dû avaler un bon 15 litres d’eau en tout. Après une heure, j’étais juste trop épuisé pour continuer, les vagues étaient de plus en plus grosses et je n’était même plus capable d’aller assez loin. J’avançais de 2 mètres pour ensuite me faire totalement engloutir par une vague qui me ramenait 5 mètres en arrière. Si vous faites le calcul, ça veut dire -3m à chaque fois, ce qui n’est pas fort fort comme progression.
J’ai tellement aimé ça! Je veux en faire d’autre! Mais à part la piscine à vagues de Gloucester, je ne connais pas beaucoup d’endroits avec des vagues dans le coin de Gatineau.
Ceci fut notre dernière journée à la plage du voyage. Malheureusement, c’était plutôt nuageux alors nous sommes partis tôt. Grosse déception pour moi, car c’était ma dernière chance d’être entouré de femmes aux seins nus et que ce soit considéré comme "normal". Des fois je suis nostalgique et je songe à organiser des soirées "plage européenne" chez moi, avis aux intéressées. (à noter que le "e" n’est PAS entre parenthèses alors les intéressés pas de "e", foutez-moi la paix).
Ce soir là, c’était la finale de la coupe du monde, que nous avons pu vivre avec les français. Durant les 2-3 heures précédent le match, une symphonie de pétards et klaxons se faisait entendre dans les rues. Nous avons été nous installer dans un pub près de notre hôtel environ 1 heure avant le début de la partie, nos visages peinturés aux couleurs de l’Italie (mais non!). Nous avons mangé une quiche, elle était excellente.
Le lendemain, nous avons quitté avec regret ce beau petit coin de la Fra….Ah ok, vous pensiez que j’étais pour vous parler un peu du match hein? Correct.
Alors 30 minutes avant le début de la partie, un groupe de 4 français armés d’instruments de musique jusqu’au dents sont entrés dans le pub, question de créer un peu d’ambiance. Quand le match a débuté, c’était la folie. Pas seulement au début, mais tout au long du match en fait. À chaque fois que les français attaquaient, les tam-tams et cymbales retentissaient, on entendait constamment des "Allez les Bleus" ainsi que la chanson "Zidane y va marquer..". À chaque faute appelée contre l’Italie, on applaudissait. À chaque faute appelée contre la France, on criait à l’injustice. Après que le penalty soit accordé à Zidane(avant qu’il ne le fasse), on fêtait déjà comme s’il y avait un but, parce Zidane, il ne manque jamais hein? Quand il l’a mis dedans pour le vrai, j’ai réussi in extremis à ne pas faire renverser ma bière par l’explosion de joie autour de moi.
Pendant le temps supplémentaire, par 2 fois, les français ont passé à un cheveu de marquer, provoquant dans le pub une réaction de "tout le monde se tire les cheveux à 2 mains en ouvrant la bouche le plus grand possible". Quand à l’incident Zidane, ça a pris du temps avant que la caméra le montre, mais la première réaction des français quand il l’ont finalement vu a été d’applaudir! Par contre, quand ils ont réalisé que ça impliquait un carton rouge, personne n’en revenait. Ils ont continué à y croire par contre, je dois leur donner ça, poursuivant les cris et les chants jusqu’à la fin, jusqu’au dernier penalty des italiens qui mis fin au rêve français, ainsi qu’à l’ambiance frénétique de notre pub.
Enfin, ça n’a tout de même pas empêché les "musiciens" du pub de nous jouer du tam-tam jusqu’à 3 heures du matin. Je vous rappelle que le pub était très près de notre hôtel... Ça n’a pas empêché le barman de sortir dehors et de s’amuser avec des pétards pendant 1 heure. Ça n’a pas empêché les klaxons de retentir pendant 1 ou 2 heures après le match. Pouvez-vous imaginer la réaction s’ils avaient gagné?!? Et j’étais seulement dans une petite ville de 40000 habitants…
En tout cas, vivre en France une finale de la Coupe du Monde à laquelle la France participe est toute une expérience, tsé, si jamais ça vous adonne vous aussi un jour..
Phil
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